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Marcher selon l'Esprit

il y a 18 heures
7 min de lecture

Bonjour amoureux de la Parole !


Aujourd'hui, nous allons parler d'un livre qui, franchement, me donne parfois l'impression d'être plongée dans un film de science-fiction : le livre d'Ézéchiel. 😂 Des êtres vivants à quatre faces, des roues mystérieuses, des yeux partout, des mouvements qui semblent défier toutes les lois de la physique… Ézéchiel, c'est vraiment quelque chose !


Pourtant, au-delà de ces images extraordinaires, un détail m'a particulièrement interpellée pendant ma lecture du premier chapitre. Et vous commencez à me connaître : quand un détail de la Parole attire mon attention, je ne peux pas m'empêcher d'y réfléchir. Ce qui m'a frappée, c'est le lien entre les êtres vivants, les roues et l'esprit qui les conduit. Une question m'est alors venue : et si cette vision nous aidait à comprendre quelque chose de notre propre marche avec Dieu ?


Je ne prétends pas avoir percé tous les mystères de cette vision, loin de là. Je voudrais simplement partager avec vous ce que cette lecture a fait naître en moi.


Les êtres vivants sont conduits par l'esprit


Au verset 12, Ézéchiel écrit :

« Chacun marchait droit devant soi ; ils allaient où l'esprit les poussait à aller, et ils ne se tournaient point dans leur marche. »

Puis il précise au verset 20 :

« Ils allaient où l'esprit les poussait à aller ; et les roues s'élevaient avec eux, car l'esprit des animaux était dans les roues. »


Ces êtres ne se déplacent donc pas au hasard. Ils vont là où l'esprit les pousse, et les roues suivent chacun de leurs mouvements. Quand ils avancent, elles avancent ; quand ils s'arrêtent, elles s'arrêtent ; quand ils s'élèvent, elles s'élèvent aussi. Il y a entre eux une coordination parfaite, et cette coordination vient de l'esprit.


Mais de quel esprit parle-t-on?

Le texte ne précise pas explicitement qu'il s'agit du Saint-Esprit tel que nous le comprenons dans la révélation chrétienne. Nous sommes cependant dans une vision où Ézéchiel contemple la gloire de Dieu, et où tout est mû par une puissance qui dépasse l'entendement humain. Il me semble donc pertinent de rapprocher cette direction de l'action de l'Esprit de Dieu, tout en restant honnête sur le fait que le texte n'en donne pas de définition précise. C'est justement ce rapprochement qui m'a conduite à réfléchir à notre marche chrétienne.


Qui dirige réellement notre marche ?


Paul écrit en Galates 5:16 : « Je dis donc : Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. » Remarquez qu'il ne nous demande pas seulement de croire en l'Esprit, d'en parler ou de chanter à son sujet. Il nous demande de marcher selon l'Esprit. Or une marche implique une direction, des choix, des renoncements et parfois même des changements de trajectoire.


Si, dans la vision d'Ézéchiel, les êtres vivants se laissent conduire par l'Esprit, qu'en est-il de nous, enfants de Dieu ? Nous voulons tous que Dieu nous guide. Nous prions pour qu'il nous montre le chemin, qu'il ouvre des portes, qu'il bénisse nos projets. Mais soyons honnêtes : il nous arrive d'avoir déjà choisi notre direction avant même de commencer à prier ! Nous disons « Seigneur, que ta volonté soit faite », tout en espérant secrètement qu'elle ressemblera trait pour trait à la nôtre. Nous disons « Saint-Esprit, conduis-moi », mais dès que sa direction nous demande de renoncer, d'attendre ou de changer nos plans, nous entamons les négociations. Bref, nous voulons être conduits… sans perdre le volant.


Marcher selon l'Esprit, c'est accepter que Dieu ne soit pas seulement celui qui valide nos décisions, mais celui qui nous conduit vraiment. Romains 8:14 le dit clairement : « Car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » Être conduit par l'Esprit n'est pas un détail de la vie chrétienne, c'en est une dimension essentielle. La question n'est donc pas seulement de savoir si nous avons l'Esprit de Dieu, mais si nous sommes prêts à nous laisser conduire par lui.


Les roues suivent les êtres vivants : une marche dans la même direction


C'est sans doute le détail qui m'a le plus marquée. Les roues ne partent jamais dans une direction indépendante : elles se déplacent en harmonie avec les êtres vivants, parce que l'esprit des êtres vivants est en elles. J'y vois une belle image de la cohérence qui devrait exister entre la direction que nous recevons et la vie qui en découle.


Car il est tout à fait possible de connaître la Parole sans la vivre. On peut écouter des prédications sur le pardon tout en refusant de pardonner, parler d'humilité tout en nourrissant son orgueil, enseigner la foi aux autres tout en laissant ses inquiétudes dicter chacune de ses décisions. On peut même accumuler beaucoup de connaissances bibliques sans qu'elles touchent réellement notre comportement. Jacques nous met en garde à ce sujet : « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements » (Jacques 1:22).


Autrement dit, ce que nous recevons de Dieu doit se voir dans notre manière de vivre. Si l'Esprit nous conduit vers le pardon, notre marche doit peu à peu refléter ce pardon. S'il nous enseigne la patience, nous devons apprendre à patienter. S'il nous reprend sur notre orgueil, nous devons accepter de nous humilier. Cela ne veut pas dire que nous ne trébucherons jamais, car la croissance spirituelle est un cheminement. Mais nous ne pouvons pas prétendre vouloir être conduits par Dieu tout en refusant systématiquement de le suivre.


Le problème, c'est que nous voulons parfois conduire le Saint-Esprit !


Je vais peut-être en déranger quelques-uns avec celle-ci, mais tant pis ! 😂 Nous parlons beaucoup de laisser le Saint-Esprit nous conduire, mais en pratique, nous aimons bien lui fournir l'itinéraire. Nous avons nos ambitions, nos projets, nos délais, notre idée bien arrêtée de ce que devrait être notre vie… et ensuite, nous demandons à Dieu de bénir le tout.


Bien sûr, nous pouvons présenter nos projets au Seigneur et lui confier nos besoins, nos désirs et nos aspirations. Mais la prière n'est pas un moyen de forcer Dieu à approuver ce que nous avons déjà décidé. C'est aussi le lieu où notre volonté apprend à se soumettre à la sienne. Jésus lui-même nous en donne l'exemple en Luc 22:42 : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » Il ne s'agit pas de ne plus rien désirer, mais de reconnaître que la volonté de Dieu est supérieure à la nôtre et d'être prêts à la suivre, même lorsque sa direction ne correspond pas à nos préférences.


Dans la vision d'Ézéchiel, les roues ne décident pas de leur propre chemin : leur mouvement est lié à celui des êtres vivants. De la même manière, nous sommes appelés à ne pas laisser nos impulsions, nos ambitions ou nos émotions prendre le dessus. Cela demande du discernement : chercher la direction de Dieu à travers sa Parole, la prière et l'action de son Esprit, sans confondre automatiquement nos impressions avec sa voix.


Quand les êtres vivants s'arrêtent, les roues s'arrêtent aussi


Le verset 21 apporte un autre détail que je trouve précieux : « Quand ils marchaient, elles marchaient ; quand ils s'arrêtaient, elles s'arrêtaient. » La marche chrétienne ne consiste donc pas à être en mouvement permanent.

Nous voulons souvent avancer vite. Nous voulons des réponses, des résultats, des portes ouvertes et des changements immédiats. Mais savons-nous attendre Dieu ?

Savons-nous rester tranquilles quand la réponse tarde, et accepter une saison où tout semble immobile ? Nous avons parfois tellement peur de ne pas avancer que nous provoquons nous-mêmes des situations que nous aurions dû remettre entre ses mains. Nous décidons dans la précipitation, puis nous demandons au Seigneur de nous accompagner dans les conséquences de notre impatience. Il y a pourtant une vraie différence entre avancer par la foi et avancer parce que nous ne supportons plus d'attendre.


« Garde le silence devant l'Éternel, et espère en lui », nous dit le Psaume 37:7. Attendre Dieu ne signifie pas rester passif en toutes circonstances, mais apprendre à reconnaître qu'il y a des temps pour agir et des temps pour patienter. La maturité spirituelle, c'est aussi accepter de ne pas tout contrôler. Nous n'avons pas besoin de fabriquer du mouvement pour prouver que Dieu agit dans notre vie. Parfois, il faut simplement lui faire confiance et attendre de discerner le prochain pas.


Une marche dirigée par l'Esprit produit des fruits


Pour savoir si nous apprenons réellement à marcher selon l'Esprit, il faut aussi regarder les fruits de cette marche. Galates 5:22-23 nous les décrit : « Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. » La direction de l'Esprit ne se limite donc pas à des expériences extraordinaires ou à des manifestations spectaculaires.


Nous pouvons être fascinés par les visions d'Ézéchiel, chercher à décrypter chaque roue et chaque être vivant, nous émerveiller devant la gloire de Dieu… et négliger pendant ce temps ce qui doit se passer dans notre propre cœur. À quoi bon vouloir percer tous les mystères d'une vision si nous refusons que Dieu transforme notre caractère ? Il est possible d'être impressionné par le surnaturel tout en négligeant l'obéissance dans les petites choses du quotidien. Or l'Esprit de Dieu travaille aussi dans notre manière de parler, de pardonner, de servir, de réagir face à l'injustice et de traiter ceux qui nous entourent.


La question n'est donc pas seulement « Est-ce que je vois Dieu agir ? », mais aussi « Est-ce que je le laisse agir en moi ? ». Car la vie chrétienne ne consiste pas uniquement à recevoir de Dieu ; elle consiste aussi à devenir, par son action en nous, des personnes qui lui ressemblent davantage.


Notre marche suit-elle la direction de l'Esprit ?


En lisant Ézéchiel 1, je n'ai pas compris tous les mystères de cette vision, et je crois qu'il faut parfois accepter que certains passages dépassent notre compréhension immédiate. Mais cette image des êtres vivants et des roues, avançant ensemble dans la même direction sous la conduite de l'esprit, m'a profondément interpellée sur ma propre marche avec Dieu. Est-ce que je cherche vraiment sa direction ? Suis-je prête à le suivre même quand cela bouscule mes plans ? Est-ce que je sais attendre quand il le faut ? Et ma manière de vivre correspond-elle à ce que je professe ?


Amoureux de la Parole, nous ne sommes pas appelés à simplement parler de la direction de Dieu, mais à apprendre à marcher selon son Esprit. Ne cherchons pas seulement à ce que Dieu accompagne nos projets ; apprenons à soumettre nos projets à sa volonté. Ne cherchons pas seulement des réponses à nos prières ; cultivons un cœur prêt à obéir quand nous comprenons ce qu'il attend de nous. Et surtout, ne confondons pas une vie chrétienne bien remplie avec une vie réellement conduite par l'Esprit. La vraie question n'est pas de savoir si nous avançons, mais de savoir qui dirige nos pas.


Que le Seigneur nous donne un cœur sensible à son Esprit, une intelligence éclairée par sa Parole et la volonté de le suivre dans toutes les saisons de notre vie.


Que Dieu vous bénisse!


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L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Matthieu 4:4

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