À toi qui viens de perdre quelqu'un que tu aimais
- il y a 11 minutes
- 6 min de lecture
Bonjour amoureux de la parole !
Aujourd'hui, l'article ne s'adresse pas à tout le monde de la même façon. Il s'adresse à toi, si tu traverses en ce moment l'épreuve du deuil.
À toi qui viens de perdre ta mère, ton père, un frère, une sœur, un époux, une épouse, un enfant, un ami, ou simplement quelqu'un dont la présence occupait une place immense dans ta vie.
Je ne vais pas te dire : « Sois fort. » Je ne vais pas te dire : « Le temps guérira tout. » Et je ne vais surtout pas te dire : « Il faut passer à autre chose. »
Parce qu'aujourd'hui, tu n'as peut-être pas envie d'être fort. Tu as simplement envie de pleurer, ou tu as encore du mal à réaliser. Tu te surprends à vouloir appeler cette personne, à chercher son visage dans une pièce, à attendre un message qui ne viendra plus.
Et puis la réalité revient. Elle est partie. Et ton cœur doit apprendre à vivre avec une absence qu'il n'a jamais choisie.
Tu as le droit d'avoir mal
Ne culpabilise pas pour tes larmes. Tu n'as pas moins de foi parce que tu pleures, tu n'es pas faible parce que tu t'effondres parfois.
Jésus lui-même a pleuré devant le tombeau de Lazare, alors qu'il savait déjà qu'il allait le ressusciter.
« Jésus pleura. » Jean 11:35, LSG
Alors pleure. Pleure lorsque tu es seul, lorsque les souvenirs remontent, lorsque tu réalises que tu n'entendras plus cette voix. Les larmes ne sont pas toujours le signe que notre foi vacille. Parfois, elles sont simplement le langage d'un cœur qui a aimé profondément.
Tu ne dois pas oublier pour avancer
On te dira peut-être qu'il faut tourner la page. Mais tu n'as pas besoin d'oublier pour continuer à vivre. Tu peux avancer avec les souvenirs, sourire tout en ayant encore les larmes aux yeux, aller bien pendant plusieurs heures puis être soudainement submergé par une chanson, une odeur, un objet qui appartenait à cette personne.
C'est le deuil. Il n'est pas linéaire, il vient par vagues, et certaines vagues sont plus fortes que d'autres.
Mais écoute ceci : la mort a créé une séparation, elle n'a pas créé une disparition. Si la personne que tu as perdue était en Christ, ton histoire avec elle ne s'est pas terminée dans un cercueil. Paul écrit :
« Nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. » 2 Corinthiens 5:8, LSG
Et si tu n'as pas cette certitude pour ton proche, je ne vais pas te donner une fausse assurance ni prétendre connaître le jugement de Dieu, personne ne peut sonder parfaitement un cœur à sa place. Ce que tu peux savoir, c'est que le Seigneur est juste, bon et parfaitement sage. Tu peux lui remettre cette personne avec tes questions et ton incertitude, et lui demander de te garder, toi, dans sa grâce.
Peut-être que tu aurais voulu plus de temps
C'est souvent l'une des douleurs les plus profondes du deuil.
« J'aurais aimé lui dire encore une fois que je l'aime. » « J'aurais aimé lui demander pardon. » « J'aurais aimé avoir encore un Noël avec elle. »
Un dernier repas, une dernière conversation, une dernière étreinte. Mais la mort nous rappelle que nous ne contrôlons pas le nombre de nos jours.
Alors aujourd'hui, si tu peux encore aimer, aime. Si tu peux encore pardonner, pardonne. Si tu peux encore dire « je t'aime », dis-le. La vie est un cadeau, et le temps ne nous appartient jamais complètement.
« Seigneur, je ne comprends pas »
Si tu te demandes pourquoi Dieu a permis cela, je ne vais pas te donner une réponse facile. Même Job, au milieu de sa souffrance, a interrogé Dieu. La foi ne signifie pas que nous comprenons tout, elle signifie parfois que nous faisons confiance à Dieu alors que nous ne comprenons rien.
Tu peux dire : « Seigneur, je ne comprends pas. » Tu peux même dire : « Seigneur, je suis en colère. » Dieu n'est pas intimidé par tes questions.
Mais dans cette vallée, accroche-toi à ce que tu sais : Dieu est bon, Christ est mort et ressuscité, et la mort n'a pas eu le dernier mot sur lui.
« Je suis la résurrection et la vie »
Lorsque Marthe pleurait son frère Lazare, Jésus lui dit :
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. » Jean 11:25, LSG
Il ne dit pas : « Je vais ressusciter les morts. » Il dit : « Je suis la résurrection. » Notre espérance n'est donc pas une idée, elle a un nom : Jésus. Voilà pourquoi tu peux pleurer aujourd'hui sans perdre toute espérance, parce que cette espérance ne repose pas sur ce que tu ressens, mais sur Christ.
Un jour, il n'y aura plus de tombeaux
« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur. » Apocalypse 21:4, LSG
Relis-la doucement. Pas « la mort sera moins douloureuse ». Pas « nous apprendrons à l'accepter ». La mort ne sera plus. Parce que Dieu fera toutes choses nouvelles.
Aujourd'hui, respire
Tu n'as pas besoin de savoir comment tu vas traverser les prochaines semaines. Aujourd'hui suffit. Demande à Dieu la grâce pour aujourd'hui, et demain, la grâce pour demain. Et lorsque tu n'as même plus les mots pour prier, dis simplement : « Seigneur, aide-moi. » C'est une prière, et parfois la seule dont nous sommes capables. Dieu entend aussi les prières faites avec des larmes.
Si c'est ta mère, ton père, ou quelqu'un d'aussi proche
Peut-être que tu ne diras plus « maman » ou « papa » de la même manière. Peut-être qu'une recette, une chanson, une odeur te feront penser à eux pendant des années. Parfois tu souriras, parfois tu pleureras, les deux sont permis.
Honore leur souvenir, remercie Dieu pour le temps qu'il t'a donné avec eux. Votre relation était peut-être magnifique, ou compliquée, le deuil n'efface pas les blessures du passé. Donne à Dieu tout ce que tu ressens, la gratitude, la colère, le manque, les regrets, et laisse-le entrer dans cet endroit de ton cœur. Et si tu n'es pas certain de leur relation avec Dieu, tu peux les Lui remettre sans te forcer à prononcer une certitude que tu n'as pas.
Ce qui est vrai pour un parent l'est tout autant pour un conjoint, un enfant, un frère ou un ami : le lien ne s'efface pas, seule sa forme change.
Tu n'es pas seul
Même lorsque la maison semble vide, même lorsque tout le monde reprend sa vie et que toi, tu as l'impression d'être resté au même endroit, Dieu est là. Le Psaume 34 dit :
« L'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé. » Psaume 34:19, LSG
Pas loin. Près. Il est près de toi dans cette chambre où tu pleures, lorsque tu regardes les anciennes photos, lorsque tu prononces son nom, lorsque tu n'as plus la force de parler.
Ce n'est pas un adieu éternel
Christ promet une résurrection, la vie éternelle à ceux qui croient en lui, un jour où la mort ne sera plus. Alors pleure, souviens-toi, aime encore, prends le temps de faire ton deuil. Mais ne laisse pas la mort te voler ton espérance.
Paul écrit :
« Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance. » 1 Thessaloniciens 4:13, LSG
Il ne dit pas : « Ne vous affligez pas. » Il dit : « Ne vous affligez pas comme ceux qui n'ont point d'espérance. » Voilà toute la différence entre le désespoir et le deuil chrétien. Nous pleurons, mais nous espérons. Nous souffrons, mais nous croyons. Parce que Jésus-Christ a vaincu la mort, et tant que Christ est vivant, notre espérance est vivante aussi.
À toi qui traverses le deuil aujourd'hui : que le Seigneur te console, te porte lorsque tes jambes ne peuvent plus avancer, et te rappelle doucement que ceux qui sont en Christ ne sont jamais perdus pour l'éternité. Le Seigneur est auprès de ceux qui ont le cœur brisé. Et un jour, la mort ne sera plus.
Que Dieu vous bénisse !











Commentaires