Quand Dieu seul suffit
- 27 avr.
- 3 min de lecture
Bonjour amoureux de la Parole !
Cela fait, il me semble, deux semaines que je n’ai rien publié sur ce blog, et bien plus encore que je n’ai pas enregistré de podcast. Je l’avoue, il y a un mélange de circonstances… et aussi un peu de paresse. Une paresse qui me pèse et qui m’empêche de faire ce que je voudrais vraiment faire.
Je suis transparente : en ce moment, je me sens un peu dépassée. Et je pense honnêtement que je n’ai pas les bonnes priorités. C’est probablement ce qui m’a épuisée.
Je me demande souvent : Seigneur, où me veux-tu ?
Car, quoi que nous fassions en tant que chrétiens, nous devons le faire pour la gloire de Dieu. Mais alors, si je m’investis autant dans mon travail… pourquoi n’ai-je pas la même intensité dans mon partage de la Parole ?
J’écris moins. J’enregistre moins.
Oui, je suis dans une nouvelle saison, avec plus de responsabilités, et Dieu le sait. Mais en même temps, j’ai l’impression de me complaire dans une forme de mensonge.
Car la vérité, c’est qu’en ce moment… je suis en colère. Frustrée. Contre moi-même. Contre ce que je vis.
Il y a des saisons où l’on donne tout. On travaille avec sérieux, avec cœur, avec foi. On s’implique, on persévère, on reste droite. Et pourtant… rien. Pas de reconnaissance. Pas de valorisation. Parfois même l’inverse : on est ignorée, mise de côté, voire mal traitée.
Alors une question monte : Seigneur, à quoi bon ?
J’ai écouté une femme partager un message sur 1 Samuel 18:5 :
« David allait et réussissait partout où l’envoyait Saül ; il fut mis par Saül à la tête des gens de guerre, et il plaisait à tout le peuple, même aux serviteurs de Saül. »
Ce verset semble simple. Encourageant, même. David réussit. David est apprécié. David progresse. Mais si on s’arrête là, on passe à côté d’une vérité essentielle.
Une réussite… qui attire le rejet
Ce même David, fidèle et efficace, devient rapidement une cible: Jalousie. Incompréhension. Hostilité.
Donc non, réussir avec Dieu ne garantit pas la paix avec les hommes. Et ça, il faut l’accepter. Et ça, je dois l’accepter.
Je reconnais ne pas avoir eu les bonnes priorités. Je reconnais m’être sûrement trompée sur certaines choses.
Mais je reconnais aussi ceci : au fond de moi, je me disais “Je suis ambassadrice de Christ, je dois viser l’excellence dans tout ce que je fais.” Et ce n’est pas faux.
Je ne me suis pas prise pour une super-héroïne. Mais je me suis vue comme une femme chrétienne capable de tout gérer : vie de famille, travail, foi… avec force et ferveur. Sauf qu’il y avait un piège.
Au lieu d’attendre uniquement l’approbation de Dieu…j’attendais aussi celle des hommes. Et quand elle n’est pas venue, la colère est montée. Grosse Erreur.
Le piège de l’attente humaine
Souvent, on pense inconsciemment : Si je fais bien, si je suis droite, si je donne le meilleur… alors ça va se voir.
Mais la réalité est différente : Tu peux être alignée avec Dieu… et complètement ignorée par les hommes. Ce qui fait mal, ce n’est pas seulement l’injustice. C’est l’attente derrière.
On dit : “Je fais ça pour Dieu.” Mais au fond, on espère quand même être reconnue. Et quand ce n’est pas le cas; la frustration prend le dessus, l’agitation s’installe, les mots dépassent la pensée, et le cœur s’irrite. Je l’ai vécu. Mais cette agitation ne produit rien de bon. Elle fatigue. Elle embrouille. Elle détourne.
David n’a pas forcé sa reconnaissance
David n’a pas couru après la validation. Il a servi. Il a obéi. Il a avancé. Et surtout : il a laissé Dieu gérer sa visibilité. C’est ça le point clé. Parce que vouloir contrôler la manière dont on est perçu, c’est épuisant. Mais faire confiance à Dieu pour ouvrir les bonnes portes… c’est libérant.
Tu peux :
être fidèle et ignoré(e)
être excellente et sous-estimé(e)
être engagée et oublié(e)
Mais Dieu ne fonctionne pas comme les hommes.
Dans les moments où tout semble injuste, où la reconnaissance ne vient pas, où le cœur s’agite… Il faut revenir à l’essentiel. Tu ne travailles pas pour être vu(e). Tu travailles pour être fidèle. Et même quand rien ne bouge autour de toi, une chose reste certaine : Dieu, Lui, n’a jamais cessé de te voir. Et Il sait exactement quand et comment ouvrir une porte.
Soyez bénis !











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