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N'enfermons pas les autres dans nos douleurs

  • 29 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Bonjour amoureux de la Parole,


Il y a des films qui nous touchent profondément parce qu’ils exposent la fragilité des relations humaines. L’histoire que j’ai vue récemment m’a bouleversée : une mère, un père, un fils, une fille… et une tragédie qui a transformé leur quotidien.


Je ne vous dis pas combien j’ai lutté pour ne pas pleurer😊. Je ne donne pas de titre, car cette histoire d’une famille catholique est loin d’être saine et ne fait pas vraiment la promotion des valeurs du Royaume.

Dans cette histoire, il y a un tableau qui peint une réalité dans laquelle le monde s’engouffre : la banalisation des relations entre hommes et femmes, l’impudicité, et tout cela présenté comme normal sous prétexte de recherche du bonheur ou de besoin de rompre la solitude.


Derrière ce portrait familial tragique, on voit aussi celui d’une société qui se perd et qui a perdu Dieu. On voit un père et une mère catholiques qui ne mentionnent jamais le Seigneur, qui se coupent de leur communauté pour mieux vivre leur douleur, et des enfants qui, visiblement, ne partagent pas leur foi. Le film montre cela comme si c’était tout à fait ordinaire... Et c’est peut-être le cas pour beaucoup aujourd’hui.


Chacun cherche son bonheur avec fragilité et ignorance. Et nous qui connaissons le Seigneur, derrière nos écrans, nous laissons parfois couler quelques larmes en pensant : « si seulement ils avaient Jésus ».🤭


Bref, je reviens à mon histoire lol.


La mère, voulant rendre service à sa fille travaillant à l’hôpital, sort par un jour de pluie malgré les avertissements de sa fille, pour lui ramener un objet important. Sur le chemin, elle a un accident terrible et se retrouve amputée. À partir de là, plus rien n’est pareil. La mère sombre dans la douleur, la culpabilité ronge la fille, et petit à petit, les liens familiaux se brisent.


Pendant sept longues années, la mère s’enferme dans sa souffrance, rejetant sa fille, refusant de vivre, et entraînant avec elle son mari qui abandonne son travail pour s’occuper d’elle. Mais au lieu de guérir ensemble, chacun s’isole. Et la fille, ne supportant plus le poids de la culpabilité, finit par partir.


Quand elle revient après six mois d’absence pour les 35 ans de mariage de ses parents, les retrouvailles se passent mal. Une dispute éclate… et ce même soir, la mère décède. La fille réalise alors qu’elle croyait avoir encore du temps. Du temps pour parler. Du temps pour se réconcilier. Du temps pour aimer. Mais le temps s’est arrêté.


Il est naturel de souffrir, de pleurer, d’être brisé. Même Jésus a pleuré (Jean 11:35). Mais ce que cette histoire révèle, c’est un piège dans lequel nous pouvons tous tomber : Nous enfermer dans notre peine, endurcir notre coeur et enfermer les autres dans notre douleur.


La Bible nous enseigne : « Portez les fardeaux les uns des autres » (Galates 6:2), et non « enfermez les autres sous vos fardeaux ». La souffrance peut unir ou diviser. Elle peut ouvrir des portes ou les fermer. Elle peut faire grandir ou détruire.


La souffrance ne doit pas devenir une prison pour ceux qui nous entourent. Personne ne guérit en isolant ceux qui l’aiment. La douleur n’est pas un lieu où l’on doit vivre. C’est un lieu que l’on traverse avec Dieu, et ensemble.


Dans la Parole, la souffrance n’est jamais un lieu où l’on reste seul. Le Psaume 34:18 dit : « L'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé. »


La souffrance attire Dieu, mais elle n’a jamais été appelée à repousser nos proches.


Joseph, trahi par ses frères, blessé par l’injustice, aurait pu se fermer dans sa douleur. Mais quand il voit ses frères, il choisit le pardon et la vie (Genèse 50:20).

Job, dans sa douleur extrême, n’enferme pas sa femme ni ses amis, il s’exprime, il parle, il discute, même mal compris.


Ne confisquons pas la vie des autres parce que nous souffrons

Dans le film, la mère refusait de sortir, de sourire, de vivre. Comme si vivre avec une jambe en moins était impossible. Comme si elle ne méritait plus la joie. Comme si toute la maison devait rester aussi immobile qu’elle. Je sais, c'est facile pour moi de parler avec mes deux jambes.

Mais combien de personnes vivent encore, aiment encore, sourient encore malgré des handicaps bien plus lourds ?


La souffrance ne doit pas devenir un arrêt définitif de vie. Et surtout, elle ne doit pas devenir une chaîne autour du cou de ceux qui nous aiment.


Le choix nous appartient.


Le plus tragique, c’est qu’à la mort de la mère, chaque membre de la famille semble essayer de vivre et de respirer à nouveau, comme si cela leur avait été interdit jusque-là.


Si cette mère avait été reconnaissante en disant : « Merci Seigneur, j’aurais pu perdre plus qu’une jambe… j’aurais pu perdre les deux, un bras, ou même la vie. Mais je suis en vie, et Tu me fais la grâce de vivre encore auprès de ceux que j’aime », peut-être qu’elle aurait écrit une autre histoire pour elle et pour ses proches.


La Bible nous rappelle :« Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. » (1 Thessaloniciens 5:18)


Que Dieu vous bénisse!

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L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Matthieu 4:4

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