Bloquée au premier chapitre de Job
- il y a 22 heures
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Bonjour amoureux de la Parole,
Je vais vous (re)faire une confidence🤭. Ces derniers temps, je ne sais pas vraiment quoi écrire pour le blog. Les sujets ne manquent pourtant pas : la Bible est vaste, les thèmes sont nombreux, les questions aussi. Mais parfois, le problème n'est pas le manque de sujets. Le problème, c'est Moi... Je sens que je me répète... lol, si vous me lilsez pour la première fois ce n'est pas un problème..😊
Depuis quelque temps, je traverse une sorte de lourdeur spirituelle. Je prie, mais parfois sans élan. Je lis ma Bible, mais avec difficulté. Je commence un chapitre, puis mon attention part ailleurs. Je reviens, puis je repars encore. Je suis certaine que je ne suis pas la seule à vivre cela... Mais ça commence à durer...😥
Alors, pour essayer de reprendre doucement, j'ai décidé de relire le livre de Job.
Pourquoi Job ?
Honnêtement, à cause d'un verset aperçu sur TikTok. Comme quoi, Dieu peut utiliser bien des chemins pour attirer notre attention. Je me suis dit : « Tiens, j'ai déjà lu Job, mais finalement je n'en garde que des souvenirs flous. » Alors j'ai ouvert ma Bible. Et me voilà encore bloquée au premier chapitre. Pas parce qu'il est long. Pas parce qu'il est compliqué. Mais parce qu'à chaque fois que je lis quelques versets, quelque chose attire mon attention et je m'arrête.
Un homme riche de bien plus que son argent
Ce matin encore, en relisant Job 1, plusieurs détails m'ont frappée. D'abord, la description de Job. Le texte prend le temps de nous présenter un homme intègre, droit, craignant Dieu et se détournant du mal (Job 1:1).
Puis il nous parle de sa famille : sept fils, trois filles, des enfants qui semblent vivre dans une belle harmonie familiale. Les fils invitent régulièrement leurs sœurs à leurs festins. Cela paraît anodin, mais ce détail montre une famille unie.
Ensuite, le texte énumère ses richesses, son bétail, ses serviteurs, sa prospérité. Autrement dit, avant même que l'épreuve ne commence, Dieu veut que nous comprenions une chose : Job était riche de bien plus que son argent. Il était riche dans sa relation avec Dieu, dans sa famille et dans son influence.
Une scène extraordinaire dans le ciel
Puis arrive cette scène extraordinaire dans le ciel. Satan se présente devant Dieu. Et Dieu lui pose une question surprenante : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? »
Ce qui me frappe toujours, c'est que Dieu lui-même met Job en avant. Et il insiste : deux fois, dans le récit, Dieu souligne l'intégrité de Job. Quand Dieu répète quelque chose, nous avons intérêt à tendre l'oreille. L'intégrité de Job n'était pas un détail. C'était son identité.
Puis Satan répond : « Est-ce d'une manière désintéressée que Job craint Dieu ? » Autrement dit : « Bien sûr qu'il t'aime. Regarde tout ce que tu lui donnes. »
Et là, Dieu permet à Satan de toucher tout ce qui appartient à Job : ses biens, ses troupeaux, ses serviteurs, même ses enfants. Mais pas Job lui-même.
Et ses enfants ?
En relisant le texte, un autre détail interpelle. Le texte précise que chacun des fils de Job avait sa propre maison (Job 1:4), où il recevait ses frères et sœurs à tour de rôle. Ce sont donc des adultes, indépendants, avec leur propre demeure.
Et pourtant, quand Satan reçoit la permission de toucher tout ce qui appartient à Job, le récit place ses enfants juste après les troupeaux et les serviteurs, dans la même liste, presque dans le même souffle.
Ce n'est donc pas une question de dépendance matérielle ou de toit commun. C'est plutôt une question de lignée, de filiation. Ils restent ses enfants, rattachés à lui par le sang, et c'est peut-être cela qui les place, dans la logique du récit, parmi ce que Satan a le droit d'atteindre.
Et c'est justement ce qui rend la suite si frappante. Sa femme, elle, n'est pas touchée. Pas parce qu'elle compte moins, mais peut-être parce qu'elle n'a jamais été rattachée à lui par filiation ou par propriété. Elle est, depuis Genèse 2, une seule chair avec lui; un lien d'une autre nature.
Et sa femme ?
Job perd ses richesses et ses enfants. Mais sa femme reste vivante. Pourquoi ?
Je ne prétends pas avoir une réponse définitive, mais cette question m'a conduite vers une réflexion intéressante. La femme de Job n'est jamais présentée comme une possession. Plus tard, elle apparaîtra même comme un personnage distinct, capable de parler, de penser et d'influencer son mari.
Certains diront que Satan l'a laissée en vie parce qu'il comptait l'utiliser pour décourager Job. Et il est vrai que ses paroles deviendront une source de tentation pour son époux (Job 2:9). Mais il existe peut-être une autre piste de réflexion.
Depuis le commencement, Dieu n'a jamais présenté l'épouse comme un bien appartenant à son mari. Dans Genèse 2:24, nous lisons : « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »
Une seule chair. Pas un propriétaire et sa propriété. Pas un maître et son bien. Une seule chair.
Lorsque Dieu crée Ève, il ne la façonne pas à partir de la poussière comme Adam. Il la forme à partir du côté de l'homme. Quelqu'un a dit un jour : « Elle n'a pas été prise de sa tête pour le dominer, ni de ses pieds pour être écrasée, mais de son côté pour marcher avec lui. » Même si cette phrase n'est pas un verset biblique, elle exprime une vérité profonde du récit de la création.
Une union, pas une fusion
Le mariage biblique n'est pas une fusion qui efface les individus. C'est une union qui crée une unité. L'homme reste une personne. La femme reste une personne. Mais devant Dieu, ils forment désormais un seul corps.
Peut-être est-ce l'une des raisons pour lesquelles le récit de Job attire mon attention aujourd'hui. Dans un monde où les relations sont souvent réduites à des rapports de force, la Bible nous rappelle que le projet de Dieu est différent. L'épouse n'est pas un objet. Elle n'est pas un accessoire de la réussite de son mari. Elle n'est pas une possession parmi d'autres biens. Elle est une alliée. Une partenaire. Une aide correspondante. Une personne créée à l'image de Dieu.
Une autorité, mais pas une propriété
On pourrait se demander : mais la femme n'est-elle pas, elle aussi, sous l'autorité de son mari ? La Bible le dit clairement, l'homme est la tête, comme Christ est la tête de l'Église (Éphésiens 5:23).
Mais être sous une autorité n'est pas la même chose qu'être une possession. Les enfants aussi sont sous l'autorité de leur père, et pourtant, ce n'est pas cela qui les rend "siens" au sens où le sont ses troupeaux. C'est plutôt leur dépendance, leur jeunesse, ou ici, leur filiation, qui les rattache à lui.
La femme, elle, est sous l'autorité de son mari d'une toute autre manière : non comme une subordonnée qu'on dénombre parmi les biens, mais comme une seule chair appelée à marcher avec lui. L'autorité du mari n'efface pas l'unité du couple, elle s'exerce justement à l'intérieur de cette unité.
Peut-être est-ce pour cela que Satan ne pouvait pas la toucher comme il a touché le reste. Elle n'était pas distincte de Job comme le sont ses biens ou même ses enfants. Elle était, en un sens, lui-même.
Pour conclure
Finalement, alors que je pensais ne rien avoir à écrire aujourd'hui, me voilà avec tout un article né d'un simple détail rencontré au milieu de ma lecture laborieuse. Comme quoi, même lorsque nous avons l'impression de traîner les pieds, Dieu continue de parler. Même lorsque nous avançons lentement, il continue d'enseigner. Et parfois, il suffit d'un verset, d'une question ou d'un détail que nous n'avions jamais remarqué pour rallumer la flamme.
Alors si, comme moi, vous traversez une période de fatigue physico-spirituelle, ne culpabilisez pas trop vite. Ouvrez simplement votre Bible. Lisez un chapitre. Même lentement. Même maladroitement. Même en vous arrêtant tous les trois versets. Dieu sait encore parler à ceux qui prennent le temps de l'écouter.
Soyez tous bénis !











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